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Incroyables Comestibles Diois

mercredi 27 mars 2013

Les Incroyables Comestibles à Die et le Diois...

« Les Incroyables comestibles » ou comment l’agriculture locale pollinise la France

 
(Incredible Edible France)
 
Le mouvement, venu d'Angleterre, se veut la première expérience internationale d'« abondance partagée ». Les potagers en libre-service essaiment dans le monde entier, et abondent en France.
De loin, on pourrait les prendre pour de très ordinaires bacs à fleurs municipaux. Sauf qu’à la place des géraniums et des chrysanthèmes poussent des fruits et légumes. Surtout, ces bacs sont ornés de panneaux : « Help yourself », « Food to share », « Nourriture à partager ». Les fruits et légumes qui y poussent sont gratuits, à la disposition des passants qui voudront bien les cueillir. Attention, vous risquez d’en croiser très rapidement dans les rues de votre ville.
Le mouvement naît en 2008, dans la petite ville de Todmorden (Yorkshire) au Royaume-Uni, alors durement frappée par la crise économique. Une question germe dans la tête de Pam Warhurst, une femme d’affaires locale qui tente de monter des initiatives dans sa ville : pourquoi les habitants devraient-ils acheter des légumes importés, alors que beaucoup n’ont pas un radis et que de nombreux espaces urbains fertiles sont à l’abandon ? Pam Warhust commence alors à proposer à son entourage de planter des légumes partout où c’est possible à Todmorden.
Contagion par l’exemple
L’initiative prend rapidement dans la ville et des dizaines de bénévoles s’engagent. On trouve un nom au mouvement : « Incredible Edible », ou les « Incroyables comestibles ». La communauté de bénévoles plante du maïs à côté du commissariat, transforme le jardin de l’hôpital en verger, encourage les enfants à cultiver des légumes qu’ils mangeront à la cantine, installe des bacs à compost dans la ville... A Todmorden, on n’hésite pas à parler d’« autosuffisance alimentaire ». La belle histoire est racontée dans un mini-reportage, que nous diffusons ci-dessous :
Et elle ne s’arrête pas là. D’abord, le mouvement s’est diversifié. « Il devient de plus en plus énorme, décrivait Mike Perry, de la Plunkett Foundation, dans une interview au Guardian en mai dernier. On commence par s’attaquer à la nourriture, puis on s’approprie un magasin qui allait fermer. Ensuite, on se passionne pour internet ou pour les énergies renouvelables, on se réapproprie les infrastructures publiques. » Ensuite, le mouvement a essaimé vers d’autres villes. D’abord dans le comté de Yorkshire. Ensuite dans toute l’Angleterre. Puis dans le reste du monde, et beaucoup en France, comme le montre la carte ci-dessous :
« Il fallait que ça vienne d’en bas »
En France, l’initiative a été imitée en janvier dernier par un petit groupe de militants écologistes dont François Rouillay, proche du mouvement Colibri de Pierre Rabhi et qui anime aujourd’hui la communauté française d’Incredible Edible. « Nous avons d’abord essayé de contacter des institutions, des mairies, des maisons de retraite pour qu’elles s’associent au projet, mais ça n’a pas fonctionné. Il fallait que cela vienne d’en bas, que les citoyens montrent la voie, avant d’associer les institutions », se souvient l’alsacien. Ces militants ont tiré les leçons des premières expériences, et ont édité un guide en cinq étapes expliquant comment lancer un mouvement « Incredible Edible » dans une ville. Depuis, la mode s’est répandue très rapidement l’Alsace et toute la France.
Aujourd’hui, on compterait des membres dans une cinquantaine de villes et villages français (Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Nantes (Loire-Atlantique) mais aussi Saint-Jean de Valérisque (Gard), Colroy la Roche (Bas-Rhin) ou Fréland (Haut-Rhin)). François Rouillay assure recenser une nouvelle action par jour dans le pays. Preuve de cette vitalité, la page Facebook Incredible Edible France, qui relaie chaque jour des informations locales et les photos des bénévoles qui posent tout sourire devant le panneau de leur agglomération.
Peut-on rêver d’autosuffisance alimentaire, d’aliments à la fois locaux, gratuits et sans pesticides dans toutes ces villes ? Une petite visite à Todmorden montre que cet objectif est encore très loin d’être atteint, comme le rappellent nos confrères de Rue89. « C’est vrai que beaucoup de gens n’adhèrent pas au mouvement, et qu’on est loin de l’autosuffisance. Mais à Todmorden on a constaté une hausse de la consommation de produits locaux, les habitudes changent. Et surtout, les événements populaires, les moyens de partager des savoirs et des biens se multiplient sans cesse. C’est un beau début, une première expérience d’abondance partagée qui est en passe de se diffuser bien plus largement », assure François Rouillay. Et on a très envie de le croire.

« Les Incroyables Comestibles du Diois »


- Pour rejoindre le mouvement Incredible Edible France

mardi 26 mars 2013

Du partage à l' abondance en Biovallée de la Drôme...

Les incroyables comestibles : du partage vient l'abondance ! 

C’est encore d’une petite ville anglaise que nous vient un mouvement citoyen sympathique et en droite ligne de ce que cherchent à mettre en place les Villes en Transition : sous la forme d'un partage de cultures potagères, il pourrait être bien plus que ça et être le début d'un véritable changement de paradigme et donc de comportement. Il s'agit du mouvement des « Incredible Edible » en français  les « incroyables comestibles ».


Né en 2008, dans la ville de Todmorden il a d'ores-et-déjà généré dans cette petite ville du Nord de l'Angleterre une économie relocalisée à 83%! Quelques activistes décidés à sortir leur ville de la grisaille et la dépression économique ont proposé à la population de travailler sur leur approvisionnement alimentaire : le succès a été immédiat. Des bacs de cultures potagères ont été disposés un peu partout dans l'espace public. Chaque citoyen cultive un carré de terre et quand sa récolte est mûre, il laisse les passants se servir librement.


" Le processus des incroyables comestibles est un catalyseur. Il permet d’aider à opérer un changement de regard qui conduit à créer une autre façon de vivre harmonieuse, féconde et bienveillante. Les habitants quittent la croyance erronée que tout est séparé, divisé, et conflictuel pour survivre, et prennent conscience qu’en réalité, tout est relié et interagit. Par conséquent, du point de vue collectif, si vous agissez avec des intentions de dialogue, de respect de l’autre, sans jugement, en acceptant les différences de chacun, dans le partage et les coopérations à tous les niveaux, vous créez une nouvelle dynamique vertueuse, et donc, au bout du compte, une nouvelle économie vertueuse. Il y a une co-responsabilité de chaque co-créateur dans ce nouveau type d’échange." (François Rouillay)

Le mouvement essaime en France : incredible-edible-freland

Guide pratique pour commencer une action
Camille

lundi 25 mars 2013

Les Incroyables Comestibles arrivent dans le Diois...

Les Incroyables Comestibles se répandent à grande vitesse aux quatre coins du Monde parce que la méthode fonctionne et qu’elle est simple à réaliser. Si simple que les enfants peuvent le faire, et d’ailleurs, ils aiment le faire : on plante partout où c’est possible, on arrose et on partage.  Comment démarrer, comment réussir en toutes circonstances ? Il suffit de s’inspirer de l’expérience des citoyens jardiniers solidaires qui se sont déjà lancés et qui ont suivi la méthode en 5 étapes.
La planche de la nourriture à partager peut être imprimée à partir de l’image ci-dessus.
Le visuel « Incroyables Comestibles France » vous permettra d’identifier votre action en le joignant sur la photo de votre équipe de jardiniers volontaires devant la pancarte de la commune où vous entreprenez des plantations de légumes à partager.
"Les Incroyables Comestibles Diois" 

Chaîne Humaine organisée par l'Association Dioise pour la Transition Energétique le 25 novembre 2012

Chaîne humaine contre le nucléaire le 11 mars 2012

Une monnaie complémentaire locale dans la Biovallée® (et en Drôme) avec le Réseau Diois Transition (RDT)

Le Réseau Diois Transition (RDT) s’est retrouvé quatre fois ( +- 80 personnes) depuis 6 mois afin de mettre en place une monnaie locale en place dans le Diois…

QU’EST-CE QU’UNE MONNAIE COMPLEMENTAIRE LOCALE ?

Les Abeilles, les Lucioles, Les Airelles... sont les noms donnés à des monnaies complémentaires locales, elles commencent à voir le jour partout en France.
Sur la planète, il existe depuis des millénaires des expériences de systèmes économiques alternatifs. En France, depuis 5 ans, la monnaie complémentaire SOL a été expérimentée dans 5 régions, répondant à un cahier des charges très précis.
D’autres initiatives sont plus citoyennes : la toute première Monnaie Complémentaire Locale "l’Abeille" circule à Villeneuve-sur-Lot depuis un an, et "les Lucioles" ont récemment démarré en Ardèche Méridionale (automne 2010).

Ces deux démarches ont été accompagnées par Philippe Derudder, ancien dirigeant d’entreprise qui est désormais consultant, formateur et conseiller pour ce nouveau projet sociétal (1) qui intervenait à Die ce jeudi 10 novembre 2011. Puis était invité pour une formation les lundi 14 et mardi 15 novembre sur le sujet.

UN BON D'ECHANGE IMPLIQUANT LES PRESTATAIRES

La MCL, c’est un bon d’échange entre des personnes et des prestataires appartenant à un même réseau (2). Ce bon d’échange, créé par un groupe de citoyens, permet d’effectuer des actes marchands en toute légalité.
Cette circulation se faisant entre des acteurs engagés partageant les mêmes valeurs, il est fortement recommandé de rédiger ces engagements sous forme de charte. Tous les acteurs sont adhérents à une association ou une structure qui porte le fonctionnement du système. La charte se veut simple, courte et facilement mémorisable.

COMMENT FONCTIONNE UNE MCL ?

Les particuliers achètent des bons d’achats en monnaie complémentaire locale (1 euro = 1 unité de monnaie locale). Ces bons sont acceptés par les professionnels adhérents. Les euros convertis en monnaie complémentaire constituent un fonds de garantie placé dans une banque éthique pour soutenir des projets s’inscrivant dans l’esprit de la charte.
Une règle importante met en confiance les prestataires : eux seuls, les professionnels, peuvent demander la reconversion de leur éventuel surplus de monnaie locale.
Les particuliers et les professionnels doivent faire circuler cette monnaie, c’est la vocation première de ce bon. Inutile de thésauriser comme avec l’euro. Pour éviter ce genre de pratique, la monnaie complémentaire locale est en générale fondante, c’est-à-dire qu’elle a une période de vie au bout de laquelle elle se déprécie.
Elle pourra retrouver sa valeur d’origine par l’achat de vignettes qui seront accolées aux billets pour leur redonner leur valeur d’origine (ex 1 euro = 1 Abeille valable 6 mois, le 30 juin, date butoir, la "pénalisation" de 2 % est appliquée, une vignette de 2 cts d’euros sera payable, ainsi l’Abeille retrouvera sa valeur de 1).
Le projet du Réseau Diois Transition va expérimenter sans la fonte de la monnaie, elle a tenu compte des premiers retours de son territoire, du besoin d’une communication simple… et de l’envie d’expérimenter "la sobriété heureuse" de Pierre Rabhi.

UN DEDOUBLEMENT DE LA MONNAIE

Dans un tel projet, une notion importante à pointer est la notion de "dédoublement de la monnaie" : son premier parcours d’utilisation, ce sont les euros que vous versez à la structure porteuse; ils vont être déposés dans une banque éthique, par exemple la NEF, ou utilisés pour soutenir un projet local connu par l’association, ainsi vous savez à quoi sert votre argent. Une petite partie seulement sert aux frais divers de l'association.
Sacrée différence avec les produits financiers proposés par les banques et dont on ignore l’utilisation (armée, industrie pharmaceutique, que sais-je...?) Le deuxième parcours (d’où la notion de dédoublement), c’est l’utilisation personnelle de la monnaie locale par vos actes d’achats avec les Lucioles ou les Abeilles que vous recevrez en échange de votre versement. Pour couvrir les frais de fonctionnement et contribuer au soutien de projets, il peut être décidé une prime à l’achat versée dans un fonds. Chaque structure fixe les règles du jeu.
Il est important de réunir tous les acteurs de ce projet pour évaluer l’expérience, constituer des groupes de soutien destinés à s’entraider pour trouver des pistes concrètes d’incarnation des valeurs du réseau. Ainsi l’économie locale est dynamisée, les liens sociaux retissés et l’évolution de conscience favorisée.

QUELLES SONT LES MOTIVATIONS D'UN TEL PROJET?

En général, les hommes et les femmes qui réfléchissent à la mise en place d’une telle initiative citoyenne veulent développer une manière d’être qui sorte de la logique de "rareté", héritage de notre passé, pour aller vers une logique de "sobriété heureuse".
L’être humain, avec ses connaissances et les techniques disponibles aujourd’hui, peut agir sur ses comportements en observant combien "la peur de manquer" est présente en lui, et comment il peut reprendre "confiance" dans le vivant, pour se libérer des contradictions inconscientes qui lui font désirer tout à la fois une chose et son contraire.
Pour parvenir aux évolutions nécessaires, notre chemin d’évolution passe, le plus souvent, par 3 points de vue :
1. Plutôt que de vouloir toujours plus, ce qui se traduit par une croissance incompatible avec les possibilités de la Terre, plus de conscience permet de produire et de consommer autrement pour développer le sentiment de suffisance.
2. Plutôt que de croire qu’il n’y a pas assez pour tous, ce qui entraîne la compétition comme valeur suprême du système et provoque la violence, plus de conscience permet la coopération et surtout celle-ci féconde et enrichit le groupe humain.
3. En recherchant la protection d’un plus puissant que soi, l’être humain a perdu la maîtrise de son destin. Le système financier décide à sa place et conditionne ses choix, il octroie ou refuse l’argent. Plus de conscience, c’est se réapproprier l’outil monétaire pour qu’il serve au lieu d’asservir, et que l’être humain maîtrise son destin et valorise la VRAIE richesse (le bien, le service, la nature, la vie) plutôt que son symbole : l’argent.
Pour faire évoluer ces 3 points de vue, le réseau de citoyens engagés sur un territoire avec un outil comme la monnaie complémentaire locale va créer un espace dans la vie de tous les jours où chacun peut s’exercer à développer cette nouvelle façon d’être au monde.
La structure porteuse "Réseau Diois Transition" (beaucoup plus large que "Ecologie au Quotidien" qui assure actuellement le secrétariat), comme en Ardèche l’association "Les Lucioles" ou à Romans autour de "La mesure", doit donc animer des temps d’évaluation avec tous les participants engagés dans l’initiative et encourager aussi d’autres actions locales, la MCL n’étant qu’un des outils d’une démarche plus générale.
Le chantier est vaste : il s’agit de promouvoir des expériences et des actions innovantes de développement local, dans un esprit de coopération et de solidarité, dans le respect de l’environnement et des êtres humains.
(1) Pionnier au sein de l'association AISES (()) et auteur de (())
(2) Attention de ne pas confondre avec le S.E.L. (Système d’Echanges Locaux), qui n’implique pas de prestataires.

Infos : Réseau Diois Transition  (RDT)

DIE, Rhône-Alpes, France

Le Chastel 26150 DIE

Tel : 04 75 21 00 56       

Courriel : ecologieauquotidien.die@gmail.com