19es Rencontres de Die et de la Biovallée

du Vendredi 29 au Dimanche 31 Janvier 2021

 

« Agir Ensemble pour des Territoires Vivants »

 

 

Étant donné les circonstances sanitaires les Rencontres de Die seront organisées en plusieurs temps forts sur l'année 2021.

 

 

Le programme détaillé est disponible sur ce site.

(cliquez sur le bouton ci-dessous)

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le programme des 19es Rencontres de Die et de la Biovallée est disponible sur notre site internet :
   ==> Lien vers Programme détaillé

Durant ces 3 jours, vous aurez la possibilité :

  • De participer à des Ateliers Pratiques, des Sorties Nature;
  • D'assister à une ou plusieurs visioconférence sur "La Fabrique des Pandémies" avec Marie-Monique Robin, sur "Les Terrestres" avec Noël Mamère, un Film/Débat "Retour à la Terre" avec des agricultrices, un Film/Débat sur "Les Mille et Une histoire d'une Haie";
  • D'échanger et de réfléchir ensemble autour d'un Forum Ouvert sur "Quelles actions concrètes pour des territoires vivants";
  • De contribuer au projet  « Planter 10 000 arbres » et apprendre sur place à planter des arbres dans le Diois.

Pour les événements en ligne (visioconférences), il est possible de s’inscrire via le site HelloAsso en suivant ce lien :

       ==> Lien vers inscriptions visioconférences

D’autres Rencontres sur plusieurs jours sont prévues en 2021 :

"Terres Nourricières"  en février;
"Journée de la Terre" en avril;
"Changer de Cap, Relocaliser, Réduire, Recycler" en mai;
Et beaucoup d’autres manifestations en cours de préparation....

Votre soutien nous est vraiment indispensable pour poursuivre nos activités ==> Lien pour un Don

L’association délivrera un « reçu fiscal » qui permet de bénéficier de la réduction d’impôt de 66% pour les personnes imposables. Ainsi, un don de 100 € vous coûte 34 €, et un don de 20 €  moins de 7 €.

Toute l’équipe d’Écologie au Quotidien compte sur votre présence, votre aide et vous en remercie d’avance.

Nous vous souhaitons une belle année 2021
A très bientôt pour partager ensemble ces 19es Rencontres de Die.

Amicalement,

L'équipe d'Écologie au Quotidien

 

 

En 2021

 

Les 19es Rencontres de Die

 

et de la Biovallée

 

 

 


Vendredi 29 janvier au Dimanche 31 janvier

 

 « Agir ensemble pour des territoires vivants »

 

 

 

Vendredi 19 au Dimanche 21 Février 2021

 

« Terre Nourricière,

Alimentation, Biodiversité, Forêt »

 

 

 

Jeudi 22 avril 2021

 

« Journée de la Terre,

Changer de système, pas de climat »

 

Convention Citoyenne Drômoise pour le Climat

 

 

 

Vendredi 21 au dimanche 24 mai 2021

 

"Changer de Cap.... Relocaliser, Réduire, Recycler"

 

 

 

Édito  

 

Tirer les leçons du chaos que nous traversons doit nous permettre de rebâtir une société plus juste et plus vivable. Et surtout de mieux appréhender un autre grand danger : le dérèglement climatique.

 

Scientifiques et acteurs de la Société Civile appellent à faire de cette pause, un moment de réflexion collective sur ce que sera l’après-coronavirus. Tirer les leçons de cette crise peut aussi nous aider à préparer l’après, à construire une société plus juste, plus résiliente, plus soutenable. Particulièrement en anticipant un autre danger : le dérèglement climatique couplé à la sixième extinction de masse des espèces. Car le chaos que nous vivons n’est sans doute rien en comparaison de ce que nous pourrions traverser, livrés aux conséquences du péril climatique…

 

Nous le constatons, avec dépit, nos sociétés ultramondialisées, spécialisées, sont fragilisées lorsqu’elles sont entravées dans leur mécanique d’échanges effrénés. Nos sociétés dépendent dangereusement de la croissance, du cycle ininterrompu de production-consommation et des approvisionnements qui viennent du monde entier.

 

Face aux menaces climatiques, de nombreux collectifs appellent depuis des années à préparer nos territoires aux chocs qu’ils pourraient subir. Comment ?

 

D’abord en relocalisant une partie de notre alimentation. Chaque territoire devrait pouvoir assurer une part essentielle de la production de nourriture de ses habitants, tout en continuant à échanger une autre part.

 

Ensuite en renforçant l’indépendance énergétique des pays et des territoires avec des énergies renouvelables. Nous sommes aujourd’hui dépendants d’un approvisionnement de pétrole, de gaz, de charbon, d’uranium et de métaux rares (pour le numérique, le solaire et l’éolien…) permettant le bon fonctionnement énergétique de nos sociétés. Etre capable d’assurer un minimum de l’énergie que nous consommons localement sera sans doute vital à l’avenir en cas de défaillance des réseaux.

 

En sécurisant nos approvisionnements en eau. Ce qui signifie à la fois économiser (notamment dans l’agriculture), plus intelligemment récupérer les eaux de pluie dans les bâtiments, adjoindre aux centrales industrielles d’épuration des systèmes locaux de phytoépuration, protéger les nappes phréatiques des contaminations aux pesticides…

 

En préparant nos territoires à des circonstances extrêmes : végétaliser pour climatiser les villes soumises à des étés caniculaires, cesser d’artificialiser et laisser de larges parts de nos territoires absorber les précipitations, abriter la vie sauvage et les pollinisateurs dont l’agriculture a besoin…

 

Enfin, relocaliser une part de notre économie. Il est imprudent d’abandonner des pans entiers de nos économies, indispensables à nos vies quotidiennes, à des logiques de marché et à des entreprises multinationales dont nous ne pouvons maîtriser les choix.

 

Nous avons besoin d’une multitude d’entrepreneurs locaux et indépendants, d’agriculteurs, d’artisans, de PME qui répondent aux besoins essentiels de chaque territoire. Et, bonne nouvelle, plusieurs études américaines montrent que ce type d’économie locale diversifiée crée plus d’emplois et répartit plus équitablement les richesses.

 

Nous redécouvrons avec fracas que nous faisons intégralement partie d’un écosystème plus vaste, sur lequel l’économie, la technologie n’ont pas toujours de prise. Et c’est sans doute sur cette base que nous avons besoin de construire. Comment limiter notre prélèvement de ressources naturelles à leur capacité de renouvellement ? Comment construire des sociétés qui intègrent le reste des êtres vivants sur la planète comme des sujets? Comment répartir les richesses de façon à permettre à chacun une vie digne et épanouissante ?

 

Depuis des années, des milliers de personnes expérimentent des idées qu’il nous appartiendra d’examiner : permaculture, revenu universel, villes zéro déchet, économie symbiotique, inscription de droits pour la nature, biomimétisme, réensauvagement de territoires, nouveaux indicateurs qui remplaceraient le PIB par la santé des enfants, démocratie délibérative, entreprises libérées…

 

Ces expériences sont non seulement passionnantes mais elles ont bien souvent fait la preuve de leur efficacité, tout en rendant ceux qui les portent plus heureux. Car il ne s’agit pas seulement de nous protéger d’une sorte d’apocalypse, mais, pour une fois, d’imaginer le monde dans lequel nous voudrions vraiment vivre. Et de s’y mettre.

 

Voilà la question la plus importante : comment y parvenir ? Engager une rupture collective avec notre modèle de société suppose un consensus sur les causes et un autre sur les remèdes.

 

Pour cela, nous avons plus que jamais besoin d’espaces démocratiques dans lesquels délibérer. 08/07/2020