Acte 2            

 

 19es Rencontres de Die et de la Biovallée

du Vendredi 19 au Dimanche 21 Février 2021

 

« Terre Nourricière »

Alimentation, Biodiversité, Forêts…

 


Programme détaillé de ces 3 journées,

 

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aux visioconférences souhaitées
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Participez au projet "Sous les arbres, rejoignons-nous"
et plantons ensemble des arbres dans le Diois.

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Vendredi 19 Février 2021
                                                
10h  Atelier Plantation d’Arbres RdV: Luc en Diois
        Covoiturage :  Parking Meyrosse 9h30 à Die  


10h  Atelier Pratique « Astuces pour le Jardin »

  RdV : Devant l'ESCDD Place de l’Evêché-Die

  Ensuite : Jardins de l'Aube


14h  Atelier  Plantation d’Arbres  Lieu :  Soliha-Die
        RdV Parking Meyrosse
13h45 à Die                                                       
16h  En VISIO  Film /Débat "Le Génie des Arbres"

Hypersensibles et ultra-connectés, les arbres sont en constante interaction avec leur environnement. Ils sont un modèle de résilience, d'équilibre énergétique et de gestion des ressources.

Gilbert David - LPO-26.


20h  En VISIO  Agroforesterie : Retour à la terre !

Forêt Nourricière : Comment développer l'interaction des cultures, des animaux et des arbres bénéfique pour la biodiversité.

Améliorer les conditions sociales, économiques et environnementales de l’ensemble des utilisateurs de la terre

PermaLab Chan Sac Balam, Oasis de Serendip, Forêt Gourmande, Claire Mauquié

 

            

Samedi 20 Février 2021

 

 9h à 12h  Inauguration/ Vente de crêpes

sur le Marché de Die en soutien à Ecologie au Quotidien


10h Atelier Pratique Astuces pour le Jardin  Marché de Die

10h Atelier Plantation d’Arbres RdV : St Sauveur en Diois

Covoiturage : Parking  Meyrosse 9h15 à Die

 

10h  Sortie en Forêt et Observation Nature

Gilbert David- LPO Drôme - RdV Parking Meyrosse

 

14h Atelier Plantation d’Arbres RdV Brasserie La Manivelle

Covoiturage : Parking  Meyrosse 13h45 à Die   
Intervention de 2 houblonniers du Diois et visite de la brasserie avec dégustation de leur première bière 100% AB

 

14h En VISIO Table Ronde  "La Forêt : Quel Avenir ?"

La forêt couvre 3O% du territoire français. C’est bien ! Mais de quelles forêts parle-t-on ? Une monoculture de douglas américains, de pins noirs, de pins maritimes, un taillis entièrement coupé tous les 20 ans, est-ce considéré comme une forêt ? Doit-on gérer à tout prix les forêts ? Et comment ? C’est de tout cela que nous débattrons pendant cette table ronde ou ONF, PRO SILVA et LPO Drôme-Ardèche apporteront leur point de vue en laissant également la parole aux internautes.

Diaporamas LPO-26, PRO-SILVA, ONF,

 

17h En VISIO Film "Les Enfants du Dehors" de Mariette

Feltin suivi d'une Table ronde "Végétaliser nos écoles"

Des enseignantes de l’école maternelle ont fait le pari de modifier l’espace même de leur école en créant un petit jardin sauvage. Avec enthousiasme, elles modifient l’espace, et par là-même, le temps de l’école. Le dehors n’est plus une cour de récréation bitumée mais fait partie du travail avec les enfants autant que la salle de classe.

Ecoles Publiques et Alternatives

                  
20h 
En VISIO Film/Débat  "Agir pour la Biodiversité"

L’espèce humaine fait partie d’une communauté écologique qui la conduit à faire sa place parmi d’autres espèces et à coopérer avec elles. Soyons donc solidaires à l’égard du vivant dont nous faisons partie !

La préservation de la biodiversité est nécessaire au maintien des capacités de résistance, de résilience et d’adaptation de l’environnement aux changements climatiques.

Echanges sur les pratiques pour préserver et développer la Biodiversité.

Jean-François Noblet (https://vimeo.com/346865884),
Gi
lbert David - LPO-Drôme


                                                                                
Dimanche 21 Février 2021

 

10h Atelier Plantation d’Arbres Lieu : Valdrome -26

Covoiturage : Parking  Meyrosse 9h15 à Die

 

10h  Sortie en Forêt et Observation Nature

Gilbert David- LPO Drôme - RdV Parking Meyrosse

 

14h Atelier Plantation d’Arbres Lieu : GRETA-Viva5 à Die

Covoiturage : Parking  Meyrosse 13h45 à Die

                                    
17h En VISIO Table Ronde/Débat : "Souveraineté

Alimentaire : Ça se cultive ensemble !"

Etat des lieux, besoins locaux, ce qui manque et ce qui est à développer dans nos territoires. Exemple: Biovallée de la Drôme

Le droit des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée produite avec des méthodes durables, et le droit des peuples de définir leurs propres systèmes agricoles et alimentaires

Les Jardins Nourriciers-Tim Heider et Camille Dumas, Ferme de l'OaDie, Valérie Duretail-Commission Biodiversité- Mairie de Die, Stéphane Cozon, Agriculteurs-trices…

 

20h En VISIO Film / Débat

Une révolution se prépare dans nos campagnes
Film "Des fraises pour le renard" de Thierry Robert     
A travers le pays se forment des communautés de paysan-nes où vie domestique et vie sauvage dialoguent et négocient, pour le plus grand bénéfice de tous. 
Sébastien Blache, paysan

 
 

Prospective agricole et alimentaire en Biovallée Horizon 2050

 

Les Communautés de communes du Val de Drôme en Biovallée, du Crestois-Pays de Saillans, et du Diois, et l’association des acteurs de Biovallée ont décidé de mobiliser toutes les forces vives de leur territoire afin de réfléchir ensemble à ce que pourrait être l’alimentation et l’agriculture à l’horizon 2050.

Début 2021, une démarche est lancée avec pour ambition de faire émerger un projet commun autour d’un modèle agricole pérenne capable de s’adapter aux évolutions à venir, en tenant compte des capacités et des ressources du territoire.

 

Quatre conférences proposées en ligne de 18h-20h30 :

  • Jeudi 11 Février : Économie agricole et alimentaire
  • Vendredi 26 Février : Alimentation et santé
  • Lundi 8 mars : Écosystèmes
  • Jeudi 18 mars : Changement climatique

Pour plus d'informations : ==> Lien Internet

 

 

La souveraineté alimentaire issue de terres nourricières locales, qu’est-ce que c’est?

 

"La souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée produite avec des méthodes durables, et le droit des peuples de définir leurs propres systèmes agricoles et alimentaires."

 

La Via Campesina est un mouvement paysan mondial qui rassemble des millions de paysannes et de paysans, de petits et de moyens producteurs, de sans terre, de femmes et de jeunes du monde rural, de peuples autochtones, de migrants et de travailleurs pour combattre les injustices du système alimentaire. En défendant les droits des femmes et en combattant la mainmise sur les terres et la dissémination des OGM, La Via Campesina est l’auteure du concept de la lutte pour la souveraineté alimentaire.

 

 

La sécurité alimentaire est un but, alors que la souveraineté alimentaire décrit les moyens d’y parvenir. Différents éléments clés distinguent ces deux concepts.

  • La souveraineté alimentaire est enracinée dans les mouvements alimentaires populaires.
  • La souveraineté alimentaire souligne la nécessité d’établir un système alimentaire démocratique, qui tient compte des contributions des citoyens et des producteurs.
  • La sécurité alimentaire s’intéresse à la protection des systèmes alimentaires existants.

 

 

Les sept piliers de la souveraineté alimentaire

 

Les premiers six piliers furent élaborés au Forum international de souveraineté alimentaire à Nyéléni au Mali en 2007.

 

1. Mettre l’accent sur les besoins alimentaires des peuples
- Mettre les besoins alimentaires des populations au cœur des politiques
- Insister sur le fait que les aliments sont plus que de simples biens de consommation

 

2. Parfaire les connaissances et les compétences
- Tirer profit des savoirs traditionnels
- Utiliser la recherche pour appuyer ces savoirs et les transmettre aux générations futures
- Rejeter les technologies qui minent ou contaminent les systèmes alimentaires locaux

 

3. Travailler en harmonie avec la nature
- Optimiser les contributions des écosystèmes
- Priser la résilience

 

4. Valoriser les fournisseurs d’aliments
- Soutenir les modes de subsistance durables
- Honorer le travail de tous les fournisseurs d’aliments

 

5. Circonscrire les systèmes alimentaires à une échelle locale et réduire la distance entre les fournisseurs d’aliments et les consommateurs
- Rejeter le dumping et l’aide alimentaire mal adaptée
- Résister à la dépendance envers les entreprises transnationales et irresponsables

 

6. Implanter le contrôle localement
- Donner le contrôle aux fournisseurs d’aliments locaux
- Reconnaître la nécessité d’habiter et de partager les territoires
- Combattre la privatisation des ressources naturelles

 

7. Reconnaître le caractère sacré des aliments
- Reconnaître que les aliments sont un cadeau de la vie et qu’ils ne doivent pas être gaspillés
- Faire valoir le fait que les aliments ne sont pas des marchandises

 

 

 

En 2021

 

Les 19es Rencontres de Die

 

et de la Biovallée

 


Vendredi 29 janvier au Dimanche 31 janvier

 

 « Agir ensemble pour des territoires vivants »

 

 

 

Vendredi 19 au Dimanche 21 Février 2021

 

« Terre Nourricière,

Alimentation, Biodiversité, Forêt »

 

 

 

Jeudi 22 avril 2021

 

« Journée de la Terre,

Changer de système, pas de climat »

 

Convention Citoyenne Drômoise pour le Climat

 

 

 

Vendredi 21 au dimanche 24 mai 2021

 

"Changer de Cap.... Relocaliser, Réduire, Recycler"

 

 

 

Édito

 

Tirer les leçons du chaos que nous traversons doit nous permettre de rebâtir une société plus juste et plus vivable. Et surtout de mieux appréhender un autre grand danger : le dérèglement climatique.

 

Scientifiques et acteurs de la Société Civile appellent à faire de cette pause, un moment de réflexion collective sur ce que sera l’après-coronavirus. Tirer les leçons de cette crise peut aussi nous aider à préparer l’après, à construire une société plus juste, plus résiliente, plus soutenable. Particulièrement en anticipant un autre danger : le dérèglement climatique couplé à la sixième extinction de masse des espèces. Car le chaos que nous vivons n’est sans doute rien en comparaison de ce que nous pourrions traverser, livrés aux conséquences du péril climatique…

 

Nous le constatons, avec dépit, nos sociétés ultramondialisées, spécialisées, sont fragilisées lorsqu’elles sont entravées dans leur mécanique d’échanges effrénés. Nos sociétés dépendent dangereusement de la croissance, du cycle ininterrompu de production-consommation et des approvisionnements qui viennent du monde entier.

 

Face aux menaces climatiques, de nombreux collectifs appellent depuis des années à préparer nos territoires aux chocs qu’ils pourraient subir. Comment ?

 

D’abord en relocalisant une partie de notre alimentation. Chaque territoire devrait pouvoir assurer une part essentielle de la production de nourriture de ses habitants, tout en continuant à échanger une autre part.

 

Ensuite en renforçant l’indépendance énergétique des pays et des territoires avec des énergies renouvelables. Nous sommes aujourd’hui dépendants d’un approvisionnement de pétrole, de gaz, de charbon, d’uranium et de métaux rares (pour le numérique, le solaire et l’éolien…) permettant le bon fonctionnement énergétique de nos sociétés. Etre capable d’assurer un minimum de l’énergie que nous consommons localement sera sans doute vital à l’avenir en cas de défaillance des réseaux.

 

En sécurisant nos approvisionnements en eau. Ce qui signifie à la fois économiser (notamment dans l’agriculture), plus intelligemment récupérer les eaux de pluie dans les bâtiments, adjoindre aux centrales industrielles d’épuration des systèmes locaux de phytoépuration, protéger les nappes phréatiques des contaminations aux pesticides…

 

En préparant nos territoires à des circonstances extrêmes : végétaliser pour climatiser les villes soumises à des étés caniculaires, cesser d’artificialiser et laisser de larges parts de nos territoires absorber les précipitations, abriter la vie sauvage et les pollinisateurs dont l’agriculture a besoin…

 

Enfin, relocaliser une part de notre économie. Il est imprudent d’abandonner des pans entiers de nos économies, indispensables à nos vies quotidiennes, à des logiques de marché et à des entreprises multinationales dont nous ne pouvons maîtriser les choix.

 

Nous avons besoin d’une multitude d’entrepreneurs locaux et indépendants, d’agriculteurs, d’artisans, de PME qui répondent aux besoins essentiels de chaque territoire. Et, bonne nouvelle, plusieurs études américaines montrent que ce type d’économie locale diversifiée crée plus d’emplois et répartit plus équitablement les richesses.

 

Nous redécouvrons avec fracas que nous faisons intégralement partie d’un écosystème plus vaste, sur lequel l’économie, la technologie n’ont pas toujours de prise. Et c’est sans doute sur cette base que nous avons besoin de construire. Comment limiter notre prélèvement de ressources naturelles à leur capacité de renouvellement ? Comment construire des sociétés qui intègrent le reste des êtres vivants sur la planète comme des sujets? Comment répartir les richesses de façon à permettre à chacun une vie digne et épanouissante ?

 

Depuis des années, des milliers de personnes expérimentent des idées qu’il nous appartiendra d’examiner : permaculture, revenu universel, villes zéro déchet, économie symbiotique, inscription de droits pour la nature, biomimétisme, réensauvagement de territoires, nouveaux indicateurs qui remplaceraient le PIB par la santé des enfants, démocratie délibérative, entreprises libérées…

 

Ces expériences sont non seulement passionnantes mais elles ont bien souvent fait la preuve de leur efficacité, tout en rendant ceux qui les portent plus heureux. Car il ne s’agit pas seulement de nous protéger d’une sorte d’apocalypse, mais, pour une fois, d’imaginer le monde dans lequel nous voudrions vraiment vivre. Et de s’y mettre.

 

Voilà la question la plus importante : comment y parvenir ? Engager une rupture collective avec notre modèle de société suppose un consensus sur les causes et un autre sur les remèdes.

 

Pour cela, nous avons plus que jamais besoin d’espaces démocratiques dans lesquels délibérer.

 

08/07/2020